Documentaire

Gurs, un silence assourdissant

Gratuit
  • Du lundi 24 avril 2017 au lundi 24 avril 2017

Le camp de Gurs

Le film

Le 24 avril prochain, après Soir 3, France 3 Nouvelle-Aquitaine diffuse le documentaire Gurs, un silence assourdissant. Coproduit par la société 13 Productions, ce documentaire revient sur l’histoire de Gurs, ce petit village devenu en quelques mois, pendant la seconde guerre mondiale, la troisième ville des Basses-Pyrénées, et sur la mémoire laissée par ces événements tragiques.
Il a été partiellement tourné aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques (site de Pau) et présente plusieurs documents conservés aux Archives.

Photographie du camp de gurs (1M182)

Histoire de Gurs

Le camp de Gurs constitue la plus importante structure d'internement du département des Pyrénées-Atlantiques durant la Seconde Guerre mondiale. Il est créé le 15 mars 1939, sur décision du préfet des Basses-Pyrénées et du général Ménard, responsable de la coordination des mesures d'accueil des réfugiés espagnols au lendemain de l'exode provoqué par la chute de Barcelone.

Le camp de Gurs passe, à partir de la déclaration de guerre, à un autre statut : celui de camp d'internement administratif. Le camp sert ainsi à l'internement des Français et étrangers indésirables, suspectés de porter atteinte à la défense nationale ou à la sécurité publique: des réfugiés politiques ou économiques allemands, ex-autrichiens, polonais ou tchécoslovaques, la plupart de confession juive ou apatrides ; des Français indésirables, militants communistes, d'extrême droite ou prisonniers de droit commun.

Avec la mise en place de la législation anti-juive d'août à octobre 1940 par le régime de Vichy et la radicalisation de la politique nazie, le Sud de la France devient une zone de refoulement pour les communautés israélites. Au camp, l'installation d'un bureau de la Sûreté nationale marque le durcissement de la surveillance des individus et fait écho à ce contexte. Le camp de Gurs s'insère dans le dispositif de déportation et d'extermination des Juifs et devient pour près 14000 personnes une étape transitoire avant un transfert direct ou indirect vers Drancy ou une destination inconnue. Pour 7000 autres, Gurs est une étape vers le travail forcé organisé dans les groupements de travailleurs étrangers ou vers la liberté.

Vidé de la quasi totalité de ses effectifs, le camp est fermé le 1er novembre 1943. Il est rouvert en avril 1944 pour servir de lieu de résidence contrainte aux communautés nomades provenant des départements du Sud-Est.

Après la Libération, il est transformé en centre de séjour surveillé et accueille un dernier flot d'internés : 1600 français inculpés de fait de collaboration et 310 prisonniers de guerre allemands avec lesquels cohabitent 1500 Espagnols, combattants antifranquistes ou réfugiés civils arrêtés et internés.

La dissolution du camp de Gurs, officiellement prononcée le 31 décembre 1945, n'est effective qu'en avril 1946, après que la vente des biens meubles et immeubles a eu lieu sous le contrôle de l'Administration des domaines.

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